lundi 23 mai 2011

Festival de Cannes - Interview de Jim Clin by Lomography



Nous avons eu la chance de rencontrer Jim Clin au Festival de Cannes, réalisateur shortlisté dans la sélection des courts métrages cette année avec ART STEP (BONUS), un film sur lequel il travaille depuis 2005 et qui annonce un long métrage pour 2012. Rencontre avec un personnage déroutant, passionné et complètement habité par son art...Photos de mikahsupageekBonjour Jim ! Est ce que tu pourrais nous parler de ton projetART STEP (BONUS)…
Art Step Bonus, est un long métrage sur lequel j’ai travaillé depuis 2005 jusqu’à Janvier 2011. Il s’agit en fait de mon premier long métrage. Le court que je présente cette année à Cannes, BONUS, présente un feuilleton qui dure 5 ans, diffusé internationalement, dirigé par deux hommes d’affaire dont l’identité est inconnue. Ce feuilleton engage des artistes “underground” pour tourner dans des ateliers gratuits qui ont pour but de laisser la liberté à ces artistes de s’exprimer par l’image, le tout contrôlé par ces deux hommes d’affaires. Sauf qu’au bout d’un certain temps, les participants de ces ateliers vont se rebeller et essayer de reprendre le contrôle de l’émission. C’est un mélange de réalité et de fiction.
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jeudi 28 avril 2011

Littérature et publicité

« Savoir vendre, pouvoir vendre et vendre ! » L’injonction placée par Balzac au seuil du second Gaudissart, récit d’une petite « comédie » commerciale, résonne encore comme le mot d’ordre de notre modernité marchande. Sur fond de complicité amusée, de fascination réciproque, de conflits ouverts ou de mutuelle indifférence, l’écrivain, le publicitaire, professionnels du langage et de l’image, jouent à séduire, travaillent à convaincre ou à divertir, alimentent une culture commune.

Nombreux sont les écrivains à avoir œuvré pour la publicité, premier métier, activité marginale mais lucrative, récréation mondaine : Balzac et la pâte pectorale Regnauld, Zola chef de publicité chez Hachette, Victor Hugo associant sa signature à l’Encre Triple Noire, Edmond Rostand, Anatole France au vin Mariani, Colette et Valéry à « l’eau de Perrier », Desnos, « sloganisant » pour Amer Picon, le vermifuge Lune, la lotion Marie-Rose, Cocteau pour les bas Kayser, Anouilh, rédacteur à l’agence Damour, Frédéric Beigbeder concepteur rédacteur chez CLM/BBDO et Young & Rubicam.

Ce colloque est co-organisé par Les Arts Décoratifs, l’Institut Universitaire de France, l’ IUT de l’Université Paris Descartes, l’Université Paris Diderot / U.F.R. d’Études anglophones, équipe LARCA EA 42 14, le Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, EA 4400 : « Écritures de la modernité » et le PRES Sorbonne Paris Cité.


Les 28, 29 et 30 avril 2011 dans la salle de conférences des Arts Décoratifs

mardi 19 avril 2011

VOODOO CHILDS à la Fondation Cartier

SUZANNE PRESTON BLIER - ART BRUTAL — LA PUISSANCE ESTHÉTIQUE DU BOCIO DANS L’ART VAUDOU DES CÔTES DU BÉNIN ET DU TOGO

D’un point de vue psychologique, ces œuvres sont liées aux épreuves et aux peurs engendrées par le monde dans lequel nous vivons, un monde plein de contingences et d’événements appartenant à l’inconnu. Ces œuvres sont l’expression de toute la gamme des émotions auxquelles sont confrontés les êtres humains, quels que soient leur statut, leur niveau de richesse ou leur histoire personnelle. Longtemps désignés en Occident par des termes essentiellement péjoratifs – « fétiche », « idole », « gris-gris », « marmouset », « magot », « diable » –, les bocio sont associés à une peur puissante de l’inconnu. Ces objets font appel à la puissance des croyances locales, à savoir de la religion et de la philosophie vaudou, et à l’ensemble des forces divines et spirituelles façonnant cette vision du monde. Au cours de l’histoire, le terme « vaudou » a été traduit par les spécialistes de multiples façons.

Toutefois, selon mes sources, il viendrait de l’expression « se reposer pour puiser de l’eau », des verbes Fon vo, « se reposer », et dun, « puiser de l’eau », signifiant qu’il est nécessaire de rester calme quelles que soient les difficultés auxquelles chacun peut être confronté1. Selon la philosophie vaudou, la vie est semblable à un bassin que les êtres humains découvrent dans le monde où ils sont nés. Patience et calme sont nécessaires si nous voulons tirer efficacement l’eau du bassin qui détermine notre vie, si nous voulons mener une existence qui nous comble. Au lieu de traverser la vie dans la précipitation, il nous incombe de garder notre sang-froid et de prendre le temps de « respirer ».
À l’image de la coutume locale impliquant que les femmes s’assoient chaque jour tranquillement au bord de la source ou de la rivière avant d’en puiser de l’eau, la croyance vaudou encourage à prendre le temps de la réflexion. Comme la figure humaine, debout et sereine, qui sert de base et de partie centrale au
bocio, souvent entourée d’éléments dotés de pouvoirs, l’être humain est encouragé par les traditions du bocio et du vaudou à puiser dans sa force et sa sérénité intérieures à mesure qu’il avance dans la vie.
La philosophie vaudou peut ainsi s’adresser à chacun d’entre nous.


Plus généralement, ces œuvres suscitent l’intérêt par les questions esthétiques qu’elles soulèvent et par la manière dont elles ont été créées. Dans l’histoire de l’art, certains artistes ont délibérément dissimulé leur processus de création tandis que d’autres ont donné à voir celui-ci. Les artistes du bocio appartiennent à cette deuxième catégorie. Ils confèrent à leurs œuvres une énergie brute et une dimension visuelle prépondérante, caractéristiques majeures qui viennent s’ajouter à la signification générale de l’objet. Le bocio est également un art collectif, produit non seulement par le sculpteur, mais aussi par les autres personnes participant au processus de création et par l’utilisateur lui-même. Un rapport intime s’établit nécessairement entre l’utilisateur, les divers artistes et les « activateurs » du bocio, rapport accentué par le risque (assumé) qui est encouru lors de la création de tels objets et de l’activation de leurs pouvoirs.

La question de la perception de la sculpture par celui qui la regarde est aussi complexe. Le rapport entretenu avec un objet donné varie selon l’utilisateur, en fonction de la relation individuelle qu’il établit avec celui-ci et de la diversité des problèmes à résoudre.

Certaines sculptures offrent un véritable sentiment de sécurité et de calme face à un danger réel ou potentiel ; d’autres sont associées à la peur, à l’inquiétude et au mystère – le pouvoir de leur esthétique brute provoquant des réactions d’étonnement et de recul –, notions exacerbées par la fonction même de l’objet.

1 Suzanne Preston Blier, African Vodun. Art, Psychology, and Power, University of Chicago Press, Chicago, 1995, p. 39 à 40

vendredi 15 avril 2011

L'image du vin se dégrade !

Le vin est de plus en plus perçu comme un "produit à risques" pour la santé, selon une étude publiée aujourd'hui par le Credoc qui souligne aussi la tendance de ce produit, hier de consommation courante, à "s'embourgeoiser".

Avec la montée des préoccupations de santé dans l'alimentation, le vin est considéré par 51% des Français comme le deuxième produit présentant des risques pour la santé, derrière la charcuterie (71%), selon le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc).

La prise de conscience a été "spectaculaire" puisqu'en 2003, seulement 26% des Français le jugeait comme un produit risqué, souligne le Credoc.

Hier produit du terroir, symbole de l'identité gastronomique française, le vin est désormais considéré comme un produit alcoolisé comme les autres, souligne le Credoc.

Ce changement de perception doit beaucoup aux politiques de sécurité et santé publiques. L'étude cite notamment la mise en place des contrôles de vitesse ou encore l'obligation de mettre en garde contre la consommation d'alcool pendant la grossesse.

Le vin n'apparaît plus comme un produit alimentaire nécessaire. Alors qu'au début du 20e siècle les ouvriers se voyaient affecter une quantité journalière de vin par le patron et que dans les années 1960 la consommation était encore quotidienne, le vin est désormais un produit secondaire.

La consommation moyenne annuelle a ainsi chuté pratiquement de moitié, de 103 litres en 1975 à 55,4 litres en 2005.

In Le Figaro

samedi 2 avril 2011

L’ecv-Lille présente la 56e édition du Type Directors Club.

L‘école de Communication Visuelle ( Future ECV – Lille ), présente la 56e édition du célèbre Type Directors Club New-Yorkais. Une sélection de 250 travaux typographiques internationaux (Affiches, Livres, Packaging… ) à découvrir jusqu’au 6 Avril 2011.

Galerie des Tanneurs à Lille, 78 rue de Paris. Du 25 mars au 6 avril 2011, de 10 h à 19 h 30. Fermé le dimanche. Entrée gratuite.


lundi 24 janvier 2011

Château La Levrette. Le Bordeaux. Le Design. Le Vin







Laetitia et Arthur Mauriac signent une belle réussite, l'habillage graphique du Château La Levrette, en bousculant les habitudes dans un domaine traditionaliste, explications :


L’image du château remplit un double rôle


La levrette, femelle du lévrier, est choisie pour les valeurs qui l’accompagnent : noblesse, fidélité, féminité, finesse, élégance. Ce nom a l’avantage de suggérer de multiples univers. Tout part de là ! De cette ambiguïté… de la dualité du nom.


Un Défi ! Construire une image forte et pertinente. Détoner dans le paysage des étiquettes bordelaises, timides, standardisées et manifester la haute qualité des vins et du savoir-faire du Château la Levrette.


Le logotype du château est travaillé en même temps que l’étiquette avec le même principe directeur : la dualité ! A partir de ce point de départ les autres déclinaisons naissent. Du monogramme naît le logo que vous connaissez. Basée sur ses initiales, le « C » de château, le « l » de la et le "L" de Levrette, l’image du château s’articule légitimement. Une double lecture de ce signe entre dans la logique de la recherche. A vous de trouver ce qui se cache derrière…


La découpe de la levrette teinte et différencie les étiquettes grâce à la couleur du vin. Cela magnifie le contenu plutôt que le contenant. Sur le site Internet, la photographie comme le vin sont les seuls éléments colorés. Naturellement, ils prennent la première place.


L’image joue sur un contraste maximal, entre noir et blanc, entre mat en brillant, entre plein et vide, entre tradition et modernité, entre impact et finesse… Pour relever le défi, l’identité établie s’attache à conserver une structure classique traitée dans une ambiance de modernité épurée.


jeudi 16 décembre 2010

Jean Michel Basquiat : The Radiant Child


Jamais l'expression du peintre ne fut plus pure que par sa main. The Radiant Child est exposé au musée d'Art moderne de la Ville de Paris, à ne rater sous aucun prétexte.

samedi 27 novembre 2010

Graphisme d'aujourd'hui, patrimoine de demain ?

Pierre Bernard

Logotype du musée du Louvre, 1989 (restauré en 2010).



Grand théoricien de la conservation du patrimoine, Cesare Brandi avait identifié deux moments clés pour comprendre ce qu’est une œuvre d’art : le moment de sa création et celui de sa perception. Pour lui, dès qu’une œuvre était « finie », elle entrait dans le temps. Ce qu’il appelait la « matière », l’objet lui-même, n’était que le support d’une « image » destinée, elle, à se perpétuer dans la conscience du public. Aujourd’hui, les productions les plus éphémères en apparence, telles les affiches, brochures, expositions temporaires et créations numériques, sont aussi inscrites dans la durée – celle de notre mémoire collective.
Faut-il en préserver des traces pour qu’elles puissent continuer à exister dans leurs deux vérités, celle de la création et celle de la perception ? Les graphistes que nous avons interrogés sur la question de la pérennité de leur travail ont eu du mal à se prononcer. Pour certains, tenter de concilier fugacité et conservation va à l’encontre de la nature même de leurs créations – c’est presque un acte de fétichisation. Pour d’autres, au contraire, inscrire dans la durée des exemples de leur travail est la meilleure manière de préserver le reflet de leur époque.
Les graphistes se projettent-ils dans l’avenir ? Le regard qu’ils portent sur leur travail est-il compatible avec un souci de pérennité ? Bien que divergentes, leurs réponses ont permis de dégager quelques grandes lignes de réflexion pour commencer à définir une stratégie de conservation des créations graphiques en France.

vendredi 26 novembre 2010

Charte web Federactive





Création de la Charte Web Fédéractive