
« Savoir vendre, pouvoir vendre et vendre ! » L’injonction placée par Balzac au seuil du second Gaudissart, récit d’une petite « comédie » commerciale, résonne encore comme le mot d’ordre de notre modernité marchande. Sur fond de complicité amusée, de fascination réciproque, de conflits ouverts ou de mutuelle indifférence, l’écrivain, le publicitaire, professionnels du langage et de l’image, jouent à séduire, travaillent à convaincre ou à divertir, alimentent une culture commune.
Nombreux sont les écrivains à avoir œuvré pour la publicité, premier métier, activité marginale mais lucrative, récréation mondaine : Balzac et la pâte pectorale Regnauld, Zola chef de publicité chez Hachette, Victor Hugo associant sa signature à l’Encre Triple Noire, Edmond Rostand, Anatole France au vin Mariani, Colette et Valéry à « l’eau de Perrier », Desnos, « sloganisant » pour Amer Picon, le vermifuge Lune, la lotion Marie-Rose, Cocteau pour les bas Kayser, Anouilh, rédacteur à l’agence Damour, Frédéric Beigbeder concepteur rédacteur chez CLM/BBDO et Young & Rubicam.
Ce colloque est co-organisé par Les Arts Décoratifs, l’Institut Universitaire de France, l’ IUT de l’Université Paris Descartes, l’Université Paris Diderot / U.F.R. d’Études anglophones, équipe LARCA EA 42 14, le Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, EA 4400 : « Écritures de la modernité » et le PRES Sorbonne Paris Cité.
Les 28, 29 et 30 avril 2011 dans la salle de conférences des Arts Décoratifs

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